Vendredi 23 novembre 2007
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Compte rendu de l'atelier du 17 octobre 2007
L’organisation de cet atelier commence plusieurs semaines avant le 17 octobre lorsque l’ENILV-Lycée agricole d’Aurillac
s’apprête à recevoir une délégation de Péruviens pour 15 jours dans le cadre du projet DESISIF. L’équipe du théâtre du goût est tout de suite sur le coup, il ne faut pas manquer
l’occasion de découvrir un peu de cette culture, de ces personnes et de leurs habitudes… alimentaires et culinaires, théâtre du goût oblige !
C’est alors qu’un échange de mail s’engage avec William Gonzalez Nuñez, coordinateur du projet DESISIF au Pérou.
Quelles recettes typiques allons-nous élaborer, comment pourrons nous faire partager un moment de culture péruvienne ? Armés déjà de quelques pistes, c’est avec un immense plaisir, et
beaucoup d’impatience il faut le dire, que nous accueillons cette délégation Péruvienne le 15 octobre. Tout de suite, il faut mettre en place la préparation des boissons à base de
quinoa qui ont besoin de 2 jours pour être tout à fait goûteuses et fidèles au produit péruvien. Nous investissons les cuisines du lycée agricole dont nous remercions
chaleureusement l’équipe et particulièrement Bernard Souquière pour sa patience et son enthousiasme. La Chicha attendra patiemment
qu’on la déguste le jour venu…
Mercredi 18h, tout se met en place, nous investissons « château bas ». Une fois la cuisson du Charquí et de la
quínoa lancée, la salle se remplie et c’est un public très curieux et attentif qui écoute Anne-Lise, William, Fiorella, Renan et Nazario. Ils nous
expliquent le projet DESISIF puis nous emmènent à la découverte de leur région (Apurimac) et des produits agricoles péruviens en photos. Avant de passer aux fourneaux, un intermède musical Péruvien (merci à Pierre pour le
prêt de sa guitare) finit de nous transporter dans une ambiance chaleureuse, propice à la rencontre des cultures.
La suite de cet atelier se déroule toujours dans une atmosphère d’échanges très décontractés autour de nos amis Péruviens qui nous expliquent les recettes en même
temps qu’ils les concoctent : purée de quínoa (en bons Auvergnats, nous ferons vite le rapprochement avec une sorte d’aligot où l’on remplacerait la pomme
de terre par la quínoa), desayuno, picante de charquí, chicha…Au rythme soutenu de l’ajout d’ingrédients et des « trucs culinaires»
particuliers, Anne-Lise ne ménage pas ses efforts pour traduire en français ; et première découverte, la cuisine est bien un langage universel, nul besoin de traduire certains gestes ou
certains sentiments !
Viens ensuite le moment de la dégustation de ces plats typiquement Péruviens : on lit sur les visages des participants de l’étonnement, de la prudence parfois,
de la gourmandise, de l’envie d’en connaître plus, et surtout de l’émotion. Emotion, d’ailleurs partagée par nos amis Péruviens, de cette rencontre sympathique autour d’un élément fondamental des
cultures qu’est la cuisine. Emotion lorsque William, au nom de son équipe, nous exprime en espagnol et même en Quechua toute sa joie d’avoir participé à cet atelier et combien il pense que les
échanges interculturels sont importants à ses yeux. Sentiment que nous ne pouvons que partager nous au théâtre du goût ! D’ailleurs, nous ne manquerons pas de saisir toutes ces opportunités
de passer d’aussi agréables soirées remplies de découverte, d’émotions et d’échanges.